TKNIK – Factory 51

28 08 2008

TKNIK vous connaissez? Sûrement si vous êtes un lecteur assidu de Tsugi ou de Trax; le jeune producteur clermontois (18 ans!) est en effet apparu récemment sur le sampler de ces deux magazines (Noose, dans Tsugi n°10 de Juillet/Août 2008 et Acid Guns, dans Trax Hors-Série d’Août 2008)!

Playlisté par Busy P qui l’a également sélectionné pour le sampler “french touch 3.0″ de Trax, le jeune Bastien, influencé par Oizo et Justice notamment, manie avec habileté l’art de la distortion et du cut sans pour autant en abuser: c’est du lourd, mais c’est méticuleusement produit! Le bonhomme cherche encore son style mais le potentiel est là, il se révèle peu à peu…

… Et bonne nouvelle, il vient tout juste d’annoncer la sortie de son premier EP, intitulé Factory 51, qui comprendra une dizaine de pistes exclusives: “Mon délire a été de développer un scénario, une série de clips devrait donc suivre…” dixit l’intéressé sur le French Touch Forum.

Rendez-vous donc fin 2008/début 2009 (pèriode à laquelle devrait normalement sortir cet EP digital) pour voir si le sympathique TKNIK parvient à faire ses preuves, “On lui fait confiance” comme le dit Pedro!

MySpace de TKNIK





Random album title

28 08 2008

On vous parlait de Deadmau5 il y a deux jours a peine pour son remix de Cafe del Mar. La nouvelle vient de tomber, la souris a signé chez Ultra Records pour un album intitulé Random Album Title et dont la sortie est prévue en septembre.

Voici la tracklist :

01. Sometimes Things Get, Whatever
02. Complications
03. Slip
04. Some Kind Of Blue
05. Brazil (2nd Edit)
06. Alone With You
07. I Remember
08. Faxing Berlin (Piano Acoustic Version)
09. Faxing Berlin
10. Not Exactly
11. Arguru
12. So There I Was

Quelques anciens morceaux (Faxing Berlin, Not Exactly, Arguru), mais aussi des bombes comme le Brazil Second Edit ou Sometimes things get, whaterver, écoutables sur le myspace de l’artiste.





The Bloody Beetroots – Rombo

28 08 2008

Apparament, pour faire fureur dans le monde de la musique électronique, il faut porter un masque… Les Daft Punk ont des casques de robots, les MSTRKRFT ont des masques de hockey, Danger porte une cagoule noire aux yeux blancs… The Bloody Beetroots, eux, préfèrent mixer en ressemblant à Spider-Man; on ne va pas leur en vouloir, vu la qualité de leurs remixes, on peut bien les laisser avoir l’air ridicule!

The Bloody Beetroots donc, c’est d’abord deux italiens Bob Rifo et Tommy Tea (qu’on me coupe la main si ce ne sont pas des pseudonymes!) qui enchainent les remixes à une vitesse hallucinante: près d’une trentaine en un an d’activité et pour des artistes aussi prestigieux que Goose, MSTRKRFT, Timbaland, The Kills etc… A cela on peut rajouter une vingtaine de morceaux originaux: les Bloody Beetroots et les Crookers (autre duo italien hyperactif) participent donc à 90% de l’activité musicale italienne… Zucchero n’a qu’à bien se tenir!

Un premier EP va donc voir le jour sur le label de Steve Aoki, Dim Mak. Rombo est annoncé pour le 9 Septembre 2008 et promet de faire très mal malgré la discrétion du groupe. Pour patienter, je vous propose d’écouter Mmunnication sur leur MySpace, une véritable bombe!

A noter aussi que les Bloody Beetroots seront au Social Club ce soir en compagnie de Toxic Avenger pour la soirée Born To Film. L’entrée est gratuite, alors pourquoi se priver?

MySpace des Bloody Beetroots

MySpace du collectif Born To Film

MySpace du label Dim Mak





DatA – Rapture

23 08 2008

“We could never be friends. I love you until the end.” Ce n’est pas la suite musical de “We are your friend” de Justice, mais ce sont les paroles du dernier maxi de DatA, Rapture !

Rapture, c’est la rencontre explosive entre deux wonderboys de la scène électro et rock : d’un côté, le frenchy datA, 22 ans, l’une des figures montantes de la nouvelle génération pop et synthétique (DatA préfère quant à lui le terme de disco), et de l’autre, Sébastien Grainger, chanteur habité des désormais splittés Death From Above 1979. Étonnamment, ce nouveau single, qui fait suite aux remarqués Trop Laser et Aerius Light, et qui annonce un ambitieux album, Skywriter, ne ressemble pas au clash électro et rock’n roll actuel auquel on aurait pu s’attendre. L’idée, selon David, « c’était plutôt de faire bosser Sébastien sur un thème façon Maniac dans Flashdance, d’évoquer Miami et les années 80, mais surtout de réellement écrire et composer une chanson, pas de se contenter d’avoir un traitement et une atmosphère vintage… ». Cette ligne rythmique qui évoque en effet l’oublié Michael Sembello (l’interprète du tube de Flashdance), ces synthés au port altier, cette voix haut perchée, ce solo de guitare en forme de happy end, tout rappelle ici un certain âge d’or eighties de la disco-pop synthétique et FM, que toute une nouvelle génération française semble aujourd’hui découvrir et se ré-approprier. Il y a en effet une sorte de méprise au sujet de cette seconde « french touch » qui cartonne actuellement sur tous les dancefloors de la planète. Certes, les petits nouveaux sont passés maîtres dans le maniement du beat et de l’énergie numérique, mais tous possèdent aussi un solide bagage pop, et plus souvent encore funk ou hip-hop, que la génération techno et rave des années 90, avait mis de côté. D’ailleurs, les nombreux remixes que 

DatA a réalisé ces deux dernières années, parmi lesquels Felix Da Housecat, Benjamin Diamond, Danger, Chroméo, Terry Poison, les plus rock Nelson ou le très pop et aérien Kim & Jessie de M83, illustrent bien à quel point le Parisien a réussi à passer d’un imaginaire purement électro, à un univers pop et mélodieux, plus en phase avec ses racines et ses références. “Outre mon passé purement rap et black music, je voue une admiration sans borne aux grands compositeurs de B.O comme Giorgio Moroder, Eric Demarsan, Vladimir Cosma, Vangelis ou Sakamoto, et parallèlement pour les grands noms de la pop synthétique. Mais sinon, mon truc, c’est vraiment le disco. Pour moi le disco, ce sont autant des trucs actuels comme Les Rythmes Digitales, Soulwax ou Gossip, que des prod’ plus FM et funky comme Chic, Shalamar ou Michael Jackson. J’ai une vraie passion pour la fin des années 70 où toute une génération de producteurs a commencé à troquer les batteries contre une boîte à rythmes. C’était une époque où ces mecs, de vrais musiciens, ont délaissé leurs instruments pour des machines et réussi à faire sonner leurs machines comme des instruments, et c’est ce que j’essaie de faire… ».
En quelque sorte, en digne héritière des Daft, la nouvelle génération française issue de l’underground électro, ne veut pas se complaire dans l’élitisme et entend même reconquérir l’univers de la pop et du grand public.

Jean-Yves Leloup
La version vinyle sortira le 27 août, ainsi que la version digitale le 1er septembre. Vous pourrez même en profiter en live puisque datA sera à Paris (12/9, 26/9, 24/10) et à Cognac (29/8) dès la rentrée.




Sharam prend des airs de Dubfire

21 08 2008

L’actu c’est bien, mais l’histoire c’est mieux ! Alors…

Rappelons tout d’abord que Dubfire (Ali Shirazinia) et Sharam (Tayebi) forment ensemble Deep Dish en 1998. Ils sortent alors un grand nombre de succès dont Say Hello qui restera numéro 1 des charts pendant la quasi-totalité de l’année 2005, ou encore Sacramento ou Dreams durant la même année.

Début 2006, les deux artistes commencent à produire séparément. Dès lors, on sent une réelle divergence de styles musicaux : Sharam devient le Mr.”House” de Deep Dish avec son titre PATT (Party All The Time) complètement housy et décidément dédié aux dancefloor. De l’autre, Dubfire qui devient vite un membre important de la scène techno mondiale…

Si Sharam persiste et signe en sortant il y a un mois The One, un titre au moins autant dancefloor que PATT, on sent ces derniers mois une forte influence “Dubfire-ique” dans ses productions avec des tracks tels que Get Wild, ou plus récemment Texi clairement plus techno que ses productions habituelles…

La question se pose donc, d’où vient cette influence : de son (ancien ?) camarade, d’une maturation musicale, ou d’une volonté de se diversifier ? Je vous laisse débattre…

Sharam – The One

Sharam – Get Wild

Sharam – Texi





Great Stuff : Mason – The Rigde

21 08 2008

The Ridge qui veut dire “une arête”, un drôle de titre pour le dernier EP de Mason sorti sur le label Great Stuff Recordings.

L’auteur du hit Exceeder sort cette semaine un nouvel EP plutôt complet puisque 4 remixes accompagnent la version originale : le premier par Tommy Trash, une version plus techno signée Oliver Klein et Peter Juergens, une version progressive par Tomcraft et bien sûr un radio edit. A noter que dans chacune de ces versions on retrouve ce synthé envoûtant aux airs de Pryda qui fait la particularité du morceau !

Dans un même temps Mason a sorti deux autres titres, un remix de Synthesis de Snigal fait en collaboration avec West, et un track nommé Dark Fire (Gasm Recordings) assez surprenant puisqu’il s’agit de Drum’n'Bass… Mason ? C’est bien toi ?

The Ridge (Original Mix)

The Ridge (Tomcraft Remix)

The Ridge (Oliver Klein & Peter Jurgens remix)





Mistakes 07 out on Beatport

6 08 2008

Annoncé puis repoussé, le dernier Mistakes vient tout juste de sortir sur Beatport. Sébastien Léger délivre ici deux titres, Talisman & Bambou, d’une qualité artistique et musicale certaine. Tandis que Bambou pose un groove monstrueux qui hypnotisera votre dancefloor, Talisman le retournera à coup sûr. À se procurer de toute urgence.





Bag Raiders – The Bag Raiders

29 07 2008

L’actualité est vraiment calme en ce moment. Alors que certains profitent de cette accalmie pour se dorer les doigts de pieds au soleil, d’autres, comme moi, se cassent la tête pour vous offrir quelques sons agréables à écouter au bureau (oui parce que je pense d’abord à ceux qui bossent, les vacanciers ont déjà le bruit des mouettes !).

Hier soir j’écoutais donc tranquillement un mix de Cajuan et Digitalism datant de février dernier quand tout à coup un son m’a fait bondir (en réalité, vu la qualité de ce mix, tous les sons m’ont relativement fait bondir, voyez plutôt…) ! Une petite recherche et je tombe sur Bag Raiders, un duo australien (encore !) qui fait des miracles, décidément, l’“Australian Touch” a un bon potentiel.

Ni une ni deux, je file me renseigner sur ce groupe qui n’a pour l’instant sorti qu’un seul EP, The Bag Raiders et quelques remixes, dont Twenty Thousand Leagues des Midnight Juggernauts (qu’après réflexion, j’avais déjà entendu sur le second disque de Dystopia).

Pour l’instant, les messieurs enchaînent les dates en Australie, en espérant que leur notoriété grandisse un peu et qu’ils nous sortent un deuxième EP dans la lignée du premier !

En attendant, je vous conseille de filer sur leur MySpace pour écouter notamment Nil by Mouth, le fameux morceau qui m’a mis ma claque (et qui me fait un peu penser au remix par Danger du Love Juice de Symbol One !)

Et pour la route, le clip de Fun Punch, très marrant… si vous aimez les Power Rangers!

Site de Bag Raiders

MySpace du label Bang Gang 12 Inches





Daft Punk – Around The World

27 07 2008

Nous vous recommandons vivement la lecture de Daft Punk, l’histoire d’un succès planétaire, écrit par Violaine Schütz, histoire de parfaire vos classiques.

Plutôt que de se livrer à une biographie classique du duo parisien, ce livre se penche sur leur morceau le plus emblématique, Around The World, tiré de leur premier album Homework. Tout en analysant le succès du titre, l’auteur retrace la genèse, l’ascension et l’impact du groupe explicitant ainsi l’apport de Thomas Bangalter et de Guy-Manuel de Homem-Christo à la scène électronique mondiale.

Daft Punk, l’histoire d’un succès planétaire par Violaine Schütz (Éditions Scali, 18€)





Nouveau morceau pour Justice?

26 07 2008

On se souvient du soi-disant Hope de Justice, un hard rock médiéval légèrement électro qui avait fait parler la blogosphère pendant quelques jours jusqu’à la confirmation… c’était un fake ! Enfin c’est toujours amusant de voir les fanboys en délire qui crient au génie avant la désillusion la plus totale !

Cette fois-ci c’est un peu la même chose, sauf que le morceau en question ressemble vraiment à quelque chose ! D’accord tout le monde en parle, alors pourquoi pas nous ? Surtout que, même si le duo français n’a rien à voir avec ça, ce son qui a accompagné le défilé Dior est carrément dingue ! On pourrait même penser à la fameuse “suite” de Genesis que Xavier avait évoqué dans une interview donnée au French Touch Forum (une version longue du premier morceau de , composée de variations abstraites autour du même thème)…

Quoiqu’il en soit, l’origine de cette piste sera sans doute bientôt connue, mais vous pouvez l’écouter ici ou la télécharger ici!

Merci à So Fresh Electro pour l’info et le son !